Henriette Aubert
25 mai 2026, 09:41:14
Ah, celui-là… c’est un vrai petit cocon en bouche. Dès la première gorgée, c’est tout doux, riche et mielleux, ça enveloppe direct. 🌾🍯 Ensuite ça s’ouvre sur une trame un peu salée, avec une légère brise côtière, des agrumes confits, un filet d’huile de citron et des écorces qui traînent en fond. Y’a même un côté bergamote, presque floral séché, avec un p’tit parfum de fleurs fanées et de tabac blond. La texture, elle évolue grave — au début assez grasse, « gras-crayeux », presque mastic un peu comme du mastic de vitrier (putty), puis elle devient plus épaisse, plus huileuse, une caresse de lanoline et d’huile d’olive. C’est joli. J’y retrouve un esprit « vieille école Bruichladdich de cette époque », avec cette toile cirée, des notes de jute, un fond de céréales et de pain frais, voire une pointe de légumes écrasés à la vapeur. Très légèrement vert, comme des fruits tendres, un peu de menthe fraîche, et une trame saline qui reste en filigrane avec des galets mouillés. Y’a un petit kick poivré et une touche d’eucalyptus en fin de bouche, quasi mentholée, mais toujours enrobée dans ce miel élégant. Le bois de santal apporte un calme cozy. Franchement, je le bois tout doucement, un slow sipper idéal pour la soirée, mais il passerait crème aussi en session dram tranquille. Ça reste un plaisir umami, élégant sans se prendre la tête.







