Arthur-Thomas Gillet
25 mai 2026, 18:00:54
Alors celui-là… pas facile, hein ? 🥴 Dès l’ouverture, ça claque direct sur des notes très serrées d’herbes et d’agrumes, un peu comme quand tu froisses des feuilles de Grüner Veltliner avec des zestes et des trognons de pomme verte. C’est tendu, crayeux, presque têtu, avec une amertume de peaux et de pépins qui m’a rappelé certains Rieslings allemands très secs. J’ai eu du mal au début, c’est pas « sexy » du tout – plutôt littérature russe, un personnage qui s’épanche à la lumière sale. Mais si tu t’accroches, tu sens le croissant frais, la pâte beurrée, et des huiles de noisette et tournesol qui arrondissent, un côté gras et net à la fois. Des amandes fumées, des lies, de la boue d’herbes un peu rêche. La longueur est dingue, très persistante sur les écorces de citron amer. Un blanc vineux, entre Sauvignon Blanc et peau de citron, mais avec une colonne vertébrale presque autrichienne. C’est “hit-or-miss”, pas facile, mais brillant si tu acceptes son côté rugueux.






