Guillaume Jourdan
25 mai 2026, 15:10:43
Alors là, dès le nez, c’est une claque. Wham ! Une cire lourde, presque du mastic, avec des relents de vieille pièce de cuivre. On est direct sur un rhum Caroni, ce côté goudron, sève de pin, pétrole brut et terre glaise. Ensuite ça s’ouvre sur une marmelade d’orange amère très épaisse, une salinité qui claque, et une mandorle amère, un peu amande grillée. En bouche, c’est une vraie bête. Très puissant, texturé, huileux. Bonbon à l’eucalyptus, pastille de goudron presque médicinale, puis la marmelade lourde revient, avec ce fil rouge métallique qui accroche – comme si on mâchait une pièce d’or. Le sel et le côté terreux plus sombre s’installent, presque un rhum jamaïcain à l’ancienne, lourd, capiteux. La finale est longue, résineuse, sur la réglisse, la cire d’abeille et l’argile. Plus ça va, plus c’est lisse, presque plus doux, mais ça continue de livrer des couches. Approcher la perfection avec un whisky ? Non, mais c’est tellement un monstre de rhum en trompe-l’œil que je m’en fous. 🥃✨







